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| Canal de Briare | ||||
Le canal de Briare est aussi appelé "canal de Loire en Seine" dans les textes anciens (littéralement "de Loyre en Seyne"). Il est le prototype de tous les canaux modernes.
L'écluse septuple de Rogny
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| Sur ce lien : la carte du canal avec les sites intéressants | ||||
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Sous-bassin Type de voie d'eau Origine physique et administrative Extrémité physique
et administrative Extrémité physique
et administrative d'origine Altitude du bief de partage : 165,10 m Sens conventionnel de descente longueur Nombre
d'écluses Avant la mise au gabarit Freycinet vers 1890, le nombre d'écluses côté Loing était de 18. Mais plusieurs d'entre elles (Rogny, Moulin-Brûlé, Briquemault, Lépinoy, Le Chesnoy, la Marolle) étaient à sas multiples, ce qui porte le nombre de sas à 32. En 1720, le canal est prolongé par le "canal Neuf" : 5 km, 2 écluses. Vers 1890, le bief de partage qui, à l'origine s'étendait de l'écluse de la Gazonne à celle du Rondeau, soit environ 2 km, est prolongé d'autant jusqu'à la nouvelle écluse de la Javacière ("la Java" pour les intimes), tandis que l'ancien tracé de l'écluse du Rondeau à l'écluse septuple de Rogny est abandonné. L'ancien bief de partage possédait une surprofondeur, ce qui permettait de l'étendre jusqu'à l'écluse septuple de Rogny, en neutralisant celle du Rondeau, en cas de pénurie d'eau.
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Structure administrative de rattachement Statut actuel Raisons de sa construction Compagnie
concessionnaire ayant permis son achèvement Personnalités importantes ayant contribué à sa
construction Conception
Modernisation Freycinet Commencé en Mis en service en Racheté par
l'Etat en |
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L'écluse du Martinet, à Briare Une autre écluse de descente en Loire, à Briare : l'écluse de Baraban, au début du XXe siècle. Hormis le fait que l'écluse est hors-service, l'endroit n'a pratiquement pas changé.
La
même écluse
de Baraban
L'écluse de Racault, alors toute neuve, au début du XXe siècle
Les sept écluses vues au loin depuis l'écluse de Sainte-Barbe, au début du XXe siècle. Un bateau berrichon monte, se dirigeant vers la Loire.
Presque la même vue actuellement. Au premier plan, l'écluse Sainte-Barbe.
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Gabarits A l'origine, un gabarit proche de l'actuel gabarit des canaux bretons, soit environ 27 m sur 4,60 m, mouillage 1 m, hauteur libre ne dépassant sans doute guère 2,60 m. Puis, dans les années 1830 : gabarit "Becquey", soit 30,40 m sur 5,20 m, mouillage 1,60 m, hauteur libre 3 m. Enfin, depuis 1890 environ : gabarit "Freycinet", soit 39 m sur 5,20 m, mouillage 2,20 m, hauteur libre 3,50 m sauf la descente par trois écluses au port de plaisance par le tracé d'origine, dit "Canal Henri IV", resté au gabarit Becquey. Ouvrages remarquables
Système
alimentaire Voies
d'eau adjacentes : Principales
villes traversées : Origine du nom de Briare |
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L'aqueduc qui amène l'eau de la Loire au bief de partage, traverse la vallée de la Trézée et le canal un peu à l'amont de l'écluse de Courenvaux. Le même aqueduc, tout neuf, au début du XXe siècle.
L'écluse n°6 de Courenvaux, juste après l'aqueduc. Le bateau est un automoteur berrichon.
La même écluse vue d'aval.
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Quelques remarques et une idée reçue... Le prototype de tous les canaux modernes Le canal de Briare est réputé comme étant le prototype de tous les canaux modernes. En effet, la plupart des principes de base qui allaient être utilisés dans les canaux ultérieurs y sont déjà présent dès les premières années de sa construction. Hugues Cosnier, malgré ses tâtonnements, se montre déjà très compétent en matière hydraulique, et résout l'un après l'autre tous les problèmes qui se présentent à lui. Il apporte une nette amélioration au principe du bief de partage connu déjà en Allemagne depuis un siècle (canal de Stecknitz), invente les écluses multiples, délaisse le cours des rivières côté Loing, après en avoir vu les inconvénients avec les crues de la Trézée côté Loire, pour établir son canal en site propre. Il adapte aux écluses, qu'il conçoit en maçonnerie durable, le principe du tunnel de fuite qu'il a vu en Belgique. Il ne fait pas dans le bricolage à la petite semaine, mais dans l'oeuvre durable. Tous ses successeurs, à commencer par Pierre-Paul Riquet lui-même, viendront prendre modèle sur son ouvrage qui reste une référence. A peu de choses près, on peut dire que tous les canaux de jonction à bief de partage qui seront construits par la suite, du canal du Midi à celui de Panama, le seront sur les mêmes principes. (retour au texte) |
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En quatre vues, nous assistons à la transformation du canal au cours du temps. Les quatre images suivantes représentent toutes le même endroit, l'écluse de la Marolle à Montargis, à différentes époques du XIXe siècle.
Cette lithographie du début du XIXe siècle nous montre l'écluse, alors double, à pau près dans son état d'origine, telle que l'a conçue Hugues Cosnier (même s'il est mort avant de la voir achevée). Au loin, c'est le pont Saint-Roch.
Cette photo nous montre la même écluse en 1987. Elle est toujours double, mais entre-temps a été élargie et allongée pour être aux normes Becquey.
Nous sommes en 1888. L'écluse est en chantier pour être portée au gabarit Freycinet.
L'écluse de la Marolle toute neuve après sa mise au gabarit Freycinet. Elle n'a plus qu'un seul sas, d'une profondeur équivalente aux deux précédents, soit près de 5 m. Elle n'a pas changé depuis.
Le même site aujourd'hui L'écluse de la Marolle est ici occupée par une toue du canal du Centre, montante. À l'arrière-plan, on devine la passerelle d'où a été prise la photo précédente. À Montargis, le canal s'est coulé dans les anciennes douves de la ville, et en a gardé le tracé.
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Les débouchés en Loire Le canal de
Briare a eu trois communications avec la Loire, mises en services successivement
et fonctionnant plus ou moins simultanément. Les nombres d'écluses annoncés ici comprennent ces trois écluses hors service. C'est juste à l'amont de cette écluse du Baraban que le canal de Briare reçoit en 1838 l'arrivée du canal Latéral à la Loire dans sa première version. L'écluse des Combles, à 5 km en amont, appartient à ce canal Latéral et non "au" Briare. Le nouveau
bief du canal Latéral ouvert en 1896, et franchissant la Loire
par le pont-canal, se
raccorde au canal de Briare juste à l'amont de son écluse
n°4 "la Cognardière" ("La Cogne" pour
les intimes")
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L'écluse d'Ouzouer-sur-Trézée, alors juste déplacée et refaite au gabarit Freycinet, à la fin du XIXe siècle.
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| En suivant ce lien, vous verrez une animation expliquant l'évolution du site de Briare et Châtillon-sur-Loire au cours du temps. | ||||
Belle photographie de la fin 1860 ou du début 1861 montrant la construction du viaduc ferroviaire de Briare au-dessus du canal, pour la ligne du Bourbonnais, inaugurée en septembre 1861 (Coll.personnelle Claude Rollet)
Le canal un peu en amont du viaduc ferroviaire de Briare. L'écluse au loin est celle de La Place.
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Le "canal Neuf" En 1720, le canal de Briare, qui jusqu'alors s'épanche dans les douves de Montargis aménagées pour la navigation, et tombe dans le Loing un peu plus loin au moyen d'un pertuis, est prolongé jusqu'à Buges pour aller se raccorder aux canaux d'Orléans (ouvert en 1693) et du Loing, alors en cours de construction. Cette portion de Montargis à Buges est nommée le "canal Neuf". En suivant ce lien, vous verrez une animation PP qui explicite graphiquement cette évolution. (Retour au texte) Le canal de Briquemault En contrebas du bief de Gazon, à l'aval de l'écluse de Briquemault, le canal est longé par son ancien tracé, connu localement sous le nom de "canal de Briquemault".
Un pont canal ? Quel pont-canal ? L'on s'étonnera peut-être de ne pas trouver dans la liste des ouvrages remarquables le célèbre pont-canal de Briare. C'est normal : le canal de Briare ne comporte aucun pont-canal. L'ouvrage sus-nommé appartient en effet au canal Latéral à la Loire, et n'en est même pas le dernier sur son linéaire ! Sur le canal de Briare, toutes les traversées de rivières se font de niveau. (retour au texte)
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Sur cette photo du site de Rogny dans les années 1950 par les éditions La Pie, on voit comment Cosnier a résolu le problème de la traversée du Loing, qui arrive par la gauche et repart par la droite de l'image : un déversoir latéral soutient un bassin où la rivière et le canal se croisent. Un pont-canal à cet endroit n'aurait pas été inconcevable, mais il serait revenu beaucoup plus cher.
L'écluse septuple de Rogny, peu avant son abandon
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Une légende tenace... ...donne, pour la chute totale des sept écluses de Rogny, des chiffres allant de 30 à 38 mètres. Ces chiffres ne relèvent que du fantasme et ne sont fondés sur rien. Tous les documents sérieux (ceux des services navigation, entre autres), ainsi que les relevés de nivellement (I.G.N.) donnent un dénivelé d'environ 24 mètres. À titre de démonstration, la différence des cotes entre le bief de partage (165,49 m) et le bief de Dammarie, c'est à dire le pied de l'écluse de Sainte-Barbe qui correspond à l'ancien pied des sept écluses (140,84 m), est de 24,65 m, ce qui correspond d'ailleurs (évidemment !) à l'addition des chutes des 6 écluses actuelles. Et il faut rappeler que les sept écluses sont séparées du bief de partage par une autre écluse en amont, au Rondeau, dont la chute allait de zéro à quelques décimètres en fonction de la cote du-dit bief de partage qui pouvait alors comprendre aussi le bief de la Montagne.
Quand l'Histoire fait de l'humour noir... En 1629, le Marquis
maréchal Antoine Coiffier
Ruzé d'Effiat,
contacté par Hugues Cosnier, veut reprendre les travaux et achever
le canal. On
le
comprend
: cela mettrait ses terres d'Auvergne en relation directe avec la capitale.
Le marquis est un ami personnel de Richelieu qui est
aussi très
intéressé
par la réussite du projet, en même temps qu'il impulse celui
du canal de Bourgogne. Nous concluerons
en disant que s'ils avaient patienté quelques
semaines, à la rigueur quelques mois, Cinq-Mars et De Thou auraient gardé la
tête sur leurs épaules, la maladie et la fatigue se chargeant pour eux
de les débarrasser de l'encombrant cardinal-ministre. Mais c'est ça,
l'impatience de la jeunesse ! |
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Sur cette autre photo de Rogny dans les années 1950 par les mêmes éditions La Pie apparait l'ancienne écluse septuple, ainsi que le départ du contournement dont la première écluse, Rogny, est bien visible à droite de l'image.
Deux vues actuelles de l'écluse quadruple de Moulin-Brûlé, à Dammarie-sur-Loing, méconnue, mais très comparable à celle de Rogny.
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De nombreux renseignements complémentaires sur ce site de la DRAC-Centre. Pour en savoir plus sur le canal de Briare, voir l'ouvrage "Les canaux du Loing, de Briare, d'Orléans ". (cliquer sur le titre) Voir aussi, sur l'ensemble des canaux du centre de la France, dont celui de Briare, l'ouvrage "Les Canaux du Centre de la France", par Jean Sénotier, et auquel l'auteur de ce site a contribué, en vente ici. |
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Le beau site de la Cognardière
À Buges, la jonction des trois canaux au début du XXe siècle. À gauche, sous la passerelle arrive le canal d'Orléans. Par la droite, et passant l'écluse, c'est le canal de Briare. Juste à l'aval de l'écluse commence le canal du Loing. L'endroit n'a guère changé, hormis l'usine que l'on devine à gauche, qui est aujourd'hui en ruines.
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| Lien : le canal de Briare est traité dans le guide fluvial n°2 des Editions du Breil | ||||
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